Make vs Zapier en 2026 : prix, différences et lequel choisir
Make ou Zapier en 2026 ? Tarifs relevés sur les pages officielles, crédits contre tâches, intégrations, IA et verdict selon votre profil.

Make ou Zapier ? Les deux outils font la même promesse : relier vos applications pour que les tâches répétitives se fassent toutes seules. Ils ne comptent pas la consommation de la même façon, ne montrent pas les automatisations de la même manière et ne s’adressent pas tout à fait au même profil. Ce comparatif s’appuie sur les pages officielles de tarification et de documentation des deux éditeurs, relevées le 5 octobre 2026, sans test chiffré maison.
Make est moins cher à volume égal et plus puissant sur la logique complexe, Zapier est plus simple et connecte plus d’applications. À l’entrée de gamme, Make Core coûte 9 $ par mois en annuel pour 10 000 crédits, contre 19,99 $ pour 750 tâches chez Zapier Professional. Essayer Make gratuitement, le plan Free ne demande pas de carte bancaire.
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En résumé : Make ou Zapier ?
Make est nettement moins cher à volume égal et plus à l’aise avec la logique complexe : plan gratuit à 1 000 crédits par mois, plan Core à 9 $ par mois en facturation annuelle pour 10 000 crédits. Zapier est plus simple à prendre en main et connecte beaucoup plus d’applications (plus de 9 000 annoncées, contre plus de 3 000 chez Make), mais son plan gratuit se limite à 100 tâches par mois et à des Zaps de deux étapes. Si vous débutez avec quelques automatisations courtes, Zapier va vite. Si vous voulez des scénarios ramifiés ou une facture qui ne grimpe pas à chaque étape, Make est le choix le plus rentable.
Make et Zapier en un coup d’œil
Make (anciennement Integromat) et Zapier sont deux services entièrement hébergés : pas de serveur à installer, vous construisez vos automatisations dans le navigateur. Le tableau résume ce qui change au quotidien.
| Critère | Make | Zapier |
|---|---|---|
| Principe | Canevas visuel : des modules reliés sur un schéma | Liste d’étapes : un déclencheur puis des actions |
| Unité de facturation | Le crédit : environ un par action de module exécutée | La tâche : une par action réussie, le déclencheur ne compte pas |
| Offre gratuite | 1 000 crédits par mois, 2 scénarios actifs, intervalle de 15 minutes | 100 tâches par mois, Zaps de deux étapes, 1 utilisateur |
| Plan payant d’entrée | Core à 9 $ par mois en annuel, 10 000 crédits | Professional à 19,99 $ par mois en annuel, 750 tâches |
| Applications annoncées | Plus de 3 000 | Plus de 9 000 |
| Logique avancée | Routeurs, filtres et gestion d’erreurs sur le canevas | Filtres et chemins (Paths), réservés aux plans payants |
| Prise en main | Plus progressive : il faut comprendre le canevas et la circulation des données | Quelques minutes pour un premier Zap |
| Éditeur en français | Non, à notre connaissance | Non (site vitrine traduit, éditeur en anglais) |
Pour situer ces deux outils parmi toutes les approches possibles, notre guide du no-code en 2026 donne le panorama complet.
Prix : crédits contre tâches
C’est là que les deux outils divergent le plus, et que beaucoup de comparatifs mélangent des unités qui ne se valent pas. Chez Zapier, on paie des tâches : une tâche est comptée chaque fois qu’une action se termine avec succès. D’après la page officielle, les déclencheurs et les outils intégrés (Formatter, Paths, Filter, Delay) n’en consomment pas. Chez Make, on paie des crédits : selon l’éditeur, chaque action de module (ajouter une ligne dans un tableur, lire un e-mail) en consomme un, et certaines fonctions d’IA en consomment davantage selon les jetons traités.
Les plans de Make
| Plan | Prix (annuel / mensuel) | Crédits | À retenir |
|---|---|---|---|
| Free | 0 $ | 1 000 par mois | 2 scénarios actifs, intervalle minimum de 15 minutes |
| Core | 9 $ par mois en annuel (10,59 $ au mois) | À partir de 10 000 par mois | Scénarios actifs illimités, intervalle d’une minute, accès à l’API Make |
| Pro | 16 $ par mois en annuel (18,82 $ au mois) | À partir de 10 000 par mois | Exécution prioritaire, variables personnalisées, recherche dans les journaux |
| Teams | 29 $ par mois en annuel (34,12 $ au mois) | À partir de 10 000 par mois | Rôles d’équipe, création et partage de modèles de scénarios |
| Enterprise | Sur devis | Sur mesure | Fonctions personnalisées, support 24h/24, sécurité avancée |
Les plans de Zapier
| Plan | Prix d’entrée (annuel / mensuel) | Tâches | À retenir |
|---|---|---|---|
| Gratuit | 0 $ | 100 par mois | Zaps de deux étapes, 1 utilisateur |
| Professional | 19,99 $ par mois en annuel (29,99 $ au mois) | 750 par mois (paliers supérieurs payants) | Zaps multi-étapes, filtres et chemins, apps premium, webhooks |
| Team | 69 $ par mois en annuel (103,50 $ au mois) | 2 000 par mois (paliers supérieurs payants) | Jusqu’à 25 utilisateurs, connexions partagées, support prioritaire, SSO SAML |
| Enterprise | Sur devis | Sur mesure | Utilisateurs illimités, administration avancée |
Ces montants sont les prix d’entrée en dollars affichés par les pages officielles de Make et de Zapier le 5 octobre 2026. Les deux éditeurs facturent plus cher les paliers de volume supérieurs, et l’affichage en euros peut différer : vérifiez le montant sur la page avant de payer. L’annuel fait économiser au moins 15 % chez Make et environ un tiers chez Zapier, d’après leurs pages.
Un exemple chiffré avec les règles officielles
Prenons un scénario de cinq étapes déclenché par une nouvelle commande : une lecture, trois mises à jour d’outils et un message. Sur Zapier, avec un déclencheur non compté, il consomme environ 4 tâches par passage ; le plan Professional à 750 tâches couvre donc de l’ordre de 190 passages par mois. Sur Make, il consomme environ 5 crédits ; le plan Core à 10 000 crédits couvre de l’ordre de 2 000 passages. À l’entrée de gamme, Make offre donc plus de dix fois le volume pour moins de la moitié du prix.
C’est un calcul d’illustration à partir des règles de décompte publiées, pas une mesure : les modules d’IA, le code et les agents changent la donne des deux côtés. Chez Zapier, les agents ont leur propre unité d’activité, et un appel d’outil via le serveur MCP compte pour deux tâches. Pour un usage très léger (quelques automatisations courtes), l’écart de prix reste modeste et le confort de prise en main pèse plus lourd. Pour le détail du décompte côté Zapier, notre avis sur Zapier reprend chaque plan.
Interface et prise en main
Choisir entre Make et Zapier, c’est aussi choisir entre deux manières de voir une automatisation. Aucun des deux éditeurs n’existe en français côté outil : les sites vitrines sont traduits, mais les écrans de construction, les champs et les messages d’erreur restent en anglais. Si une interface francophone compte pour votre équipe, ce critère ne départage pas les deux.
Zapier : la liste d’étapes

Zapier raconte tout sous la forme « quand ceci arrive, faire cela ». Un Zap est une liste verticale : un déclencheur, puis une ou plusieurs actions, avec des filtres et des chemins pour bifurquer. L’éditeur guide pas à pas, ce qui rassure les débutants : un premier Zap, par exemple « nouveau formulaire rempli, ligne ajoutée dans un tableur, message sur Slack », se monte en quelques minutes.
Le revers apparaît quand la logique se complique. Les chemins conditionnels sont réservés aux plans payants, et une liste verticale devient vite longue à relire dès que plusieurs branches coexistent.
Make : le canevas visuel

Make dessine l’automatisation comme un schéma où chaque module est une bulle reliée aux autres. On voit d’un coup d’œil où passent les données, quelles branches existent et où une erreur s’est produite. Cette lisibilité est précieuse pour les scénarios multi-branches, par exemple router des leads selon leur origine ou leur taille d’entreprise.
La contrepartie, c’est une courbe d’apprentissage plus marquée : il faut comprendre comment les données circulent d’un module à l’autre, et la profusion d’options peut dérouter au début. Prévoyez plus de temps que sur Zapier avant d’être à l’aise. Notre avis complet sur Make détaille l’éditeur et ses fonctions.
Logique complexe : routeurs, boucles et erreurs
C’est le terrain où Make creuse l’écart. Les routeurs, filtres, itérateurs et agrégateurs de Make sont des éléments de base du canevas : un même scénario peut éclater en plusieurs branches, traiter une liste d’éléments un par un, puis regrouper les résultats. Les filtres et les routeurs sont disponibles dès le plan gratuit.
Zapier couvre une bonne part de ces besoins avec ses filtres, ses chemins et ses outils de formatage, mais la logique avancée y est plus contrainte et réservée aux offres payantes. Côté erreurs, Zapier sait rejouer une exécution échouée, quand Make permet de définir des branches de gestion d’erreur pour décider quoi faire à chaque panne : réessayer, ignorer, ou prévenir quelqu’un. Pour des flux critiques (facturation, synchronisation de stocks), cette finesse de Make est un vrai argument.
Pour appeler une API qui n’a pas de connecteur, les deux outils proposent un module de requêtes HTTP et des webhooks. Make donne un accès plus direct au détail des requêtes et des réponses ; Zapier l’encadre davantage, avec un plan payant exigé pour les webhooks.
Intégrations et IA : où Zapier garde l’avantage
Zapier annonce plus de 9 000 applications connectées, Make plus de 3 000, dont plus de 350 applications d’IA selon l’éditeur. Pour les outils courants (Google Workspace, Slack, Notion, HubSpot, Shopify), vous trouverez un connecteur des deux côtés. L’écart se joue sur les applications de niche ou très locales : si votre logiciel métier n’apparaît que chez Zapier, la question est réglée d’avance. À l’inverse, un outil absent du catalogue de Make peut souvent se brancher par son API avec le module HTTP.
Côté IA, les deux plateformes ont dépassé la simple automatisation. Zapier propose des agents autonomes, un serveur MCP qui permet à des assistants comme ChatGPT ou Claude d’agir dans vos applications, des tables et un canevas de planification, avec des garde-fous IA affichés en avant. Make propose lui aussi des agents et des modules d’IA intégrés, facturés en crédits dynamiques selon l’usage. Dans les deux cas, le coût réel d’un flux d’IA dépend du modèle et du volume traité, pas du prix d’entrée du plan : testez sur un cas réel avant de dimensionner.
Quel outil selon votre profil ?
- Freelance ou indépendant avec peu d’automatisations : Zapier si vous voulez être opérationnel dans l’heure et rester sous 100 tâches par mois, Make si vous comptez monter en volume sans que la facture suive.
- Boutique en ligne ou agence avec des flux multi-étapes : Make, dont le prix par unité et la logique de branches conviennent mieux aux scénarios longs.
- Équipe non technique qui veut standardiser vite : Zapier, grâce à sa prise en main rapide, ses modèles et ses connexions partagées sur le plan Team.
- Profil technique, développeur, ops : Make, pour la gestion d’erreurs et le contrôle des données. Si vous cherchez encore plus de contrôle, regardez aussi n8n, auto-hébergeable, dans notre comparatif n8n et Make.
- Entreprise avec exigences de gouvernance : les deux ont une offre Enterprise sur devis ; comparez la sécurité, les accords de traitement des données et la région d’hébergement, qui comptent pour le RGPD.
Plan Free à 1 000 crédits par mois, sans limite de durée, pour monter vos premiers scénarios et comparer avec votre Zap actuel.
Essayer Make gratuitementPasser de Zapier à Make (ou l’inverse)
À notre connaissance, aucun import automatique ne convertit un Zap en scénario Make : la migration se fait en reconstruisant. Le coût principal est donc votre temps, qui dépend du nombre d’automatisations et de leur complexité. La méthode la plus sûre tient en quatre étapes.
- Inventorier vos Zaps actifs et repérer ceux qui consomment le plus de tâches : ce sont les premiers à migrer, car ce sont eux qui font grimper la facture.
- Reconstruire plutôt que copier : sur Make, un routeur remplace souvent plusieurs Zaps séparés.
- Faire tourner les deux en parallèle quelques jours, avec une alerte en cas d’échec, pour éviter les doublons et les pertes de données.
- Couper l’ancien Zap une fois le nouveau scénario validé, et le garder archivé quelque temps.
Pour d’autres options que ce duo, notre comparatif des meilleurs outils d’automatisation passe en revue les alternatives, dont n8n et Power Automate.
FAQ : Make et Zapier
Make et Zapier, c’est la même chose ?
Non. Les deux relient des applications, mais Zapier présente les automatisations en liste d’étapes et facture des tâches, alors que Make les dessine sur un canevas et facture des crédits. Les prix, la logique avancée et le nombre d’applications diffèrent.
Combien coûtent Make et Zapier ?
Make démarre à 9 $ par mois en annuel (Core, 10 000 crédits) et Zapier à 19,99 $ par mois en annuel (Professional, 750 tâches). Les deux ont un plan gratuit. Les montants sont ceux relevés le 5 octobre 2026 sur les pages officielles.
Quelle est la différence entre Make et Zapier ?
Zapier est plus simple et plus large, Make est plus puissant et moins cher à volume égal. Zapier présente les automatisations en liste d’étapes et facture des tâches, Make les dessine sur un canevas visuel et facture des crédits.
Make est-il moins cher que Zapier ?
À l’entrée de gamme, oui : Make Core coûte 9 $ par mois en annuel pour 10 000 crédits, contre 19,99 $ par mois en annuel pour 750 tâches chez Zapier Professional. Les unités diffèrent, donc comparez sur un scénario réel, comme dans l’exemple plus haut.
Zapier est-il plus facile que Make ?
Oui pour un premier contact. Un Zap simple se monte en quelques minutes, tandis que Make demande de comprendre le canevas et la circulation des données. L’écart se réduit avec la pratique.
Make et Zapier sont-ils gratuits ?
Les deux ont un plan gratuit sans limite de durée. Make donne 1 000 crédits par mois avec 2 scénarios actifs ; Zapier donne 100 tâches par mois et des Zaps de deux étapes. Le gratuit sert à tester, rarement à produire.
Make et Zapier existent-ils en français ?
Leurs sites et de nombreux tutoriels existent en français, mais l’éditeur lui-même reste en anglais pour les deux outils, d’après leur documentation. Vérifiez avant de former une équipe non anglophone.
Quel est le meilleur concurrent de Zapier ?
Make est le plus cité, suivi de n8n pour les profils techniques qui veulent s’auto-héberger et de Power Automate pour les équipes Microsoft. Notre avis sur n8n détaille cette alternative.
Make ou n8n : lequel choisir ?
Make convient aux débutants et aux équipes métier grâce à son service hébergé, n8n aux profils techniques qui veulent s’auto-héberger. Le détail des prix et des unités de facturation est dans notre comparatif n8n et Make.