Make avis 2026 : prix, crédits, limites et verdict
Make vaut-il le coup en 2026 ? Prix relevés sur la page officielle, crédits, agents IA, limites et comparaison avec Zapier et n8n.

Make vaut-il le coup en 2026 ? La plateforme d’automatisation visuelle, née sous le nom d’Integromat, séduit par son plan gratuit généreux et son prix par unité très bas. Elle déroute aussi : on y pense en schémas, pas en listes d’étapes, et la facture suit le nombre de crédits consommés. Cet avis s’appuie sur la documentation et la tarification publiques de l’éditeur, relevées le 5 octobre 2026, sans test chiffré maison.
Make offre l’un des meilleurs rapports qualité-prix de l’automatisation no-code, avec un plan gratuit de 1 000 crédits par mois et un plan Core à 9 $ par mois en annuel. Il demande une prise en main plus longue que Zapier et son éditeur reste en anglais. Essayer Make gratuitement, sans carte bancaire.
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En résumé : l’avis sur Make
Make est l’un des meilleurs rapports qualité-prix du marché de l’automatisation no-code, à condition d’accepter une prise en main plus longue que sur Zapier. Plan gratuit de 1 000 crédits par mois sans limite de durée, plan Core à 9 $ par mois en facturation annuelle pour 10 000 crédits, plus de 3 000 applications annoncées et un canevas visuel qui gère routeurs, boucles et gestion d’erreurs. Les points faibles : un éditeur en anglais, un plan gratuit limité à 2 scénarios actifs et une consommation de crédits à surveiller sur les scénarios longs ou les modules d’IA.
Make, c’est quoi ?

Make est une plateforme qui relie des applications entre elles pour automatiser des tâches : un événement se produit dans un outil, et Make enchaîne les actions dans d’autres. Le service est né à Prague sous le nom d’Integromat, a été racheté par Celonis en 2020, puis rebaptisé Make en 2022. Chaque automatisation s’appelle un « scénario », construit en glissant et en reliant des modules sur un canevas : un module pour lire un e-mail, un autre pour ajouter une ligne dans un tableur, un troisième pour envoyer un message.
L’éditeur annonce plus de 3 000 applications prêtes à connecter. Pour un panorama des approches possibles autour de ce type d’outil, notre guide du no-code en 2026 remet Make en perspective.
Ce que Make sait faire : routeurs, boucles et données
Ce qui distingue Make, c’est la place de la logique dans le canevas. Les routeurs, filtres, itérateurs et agrégateurs sont des briques de base, pas des options payantes. Un routeur éclate un scénario en plusieurs branches selon des conditions, par exemple pour traiter différemment un prospect venu d’un formulaire ou d’une newsletter. Un itérateur traite une liste élément par élément, et un agrégateur regroupe ensuite les résultats, utile pour un rapport de ventes qui compile plusieurs sources.
Deux autres fonctions comptent pour des usages sérieux. Les Data Stores sont la base de données intégrée de Make : ils conservent des informations d’une exécution à l’autre, comme le dernier identifiant traité, pour éviter les doublons. Et les gestionnaires d’erreurs permettent de décider quoi faire quand un module échoue : réessayer, ignorer, prévenir quelqu’un ou interrompre proprement, plutôt que de laisser tout le scénario tomber.
Pour les applications qui n’ont pas de connecteur, Make fournit un module de requêtes HTTP et des webhooks, qui permettent d’appeler n’importe quelle API. C’est l’argument qui sépare le plus nettement Make de Zapier pour les profils à l’aise avec les données : le détail des requêtes et des réponses reste accessible. Notre comparatif Make et Zapier met ces différences côte à côte.
Make et l’IA : agents, Maia et serveur MCP

Make a pris le virage de l’IA en gardant son approche visuelle. L’éditeur propose des agents IA qui orchestrent des processus sur les applications connectées, un assistant nommé Maia pour construire et dépanner un scénario en langage naturel, un serveur MCP pour que des assistants IA déclenchent des actions, et plus de 300 applications d’IA générative annoncées. D’après la page produit, les agents sont disponibles sur tous les plans.
Attention au coût : les fonctions d’IA natives de Make consomment un nombre de crédits variable, selon les jetons traités, la taille des fichiers ou le temps de calcul, alors que la plupart des autres modules coûtent un crédit par action. Un scénario qui appelle plusieurs fois un modèle de langage peut donc consommer beaucoup plus vite que son nombre de modules ne le laisse penser. Testez sur un cas réel avant de dimensionner votre plan.
Prix de Make en 2026 : tous les plans
Depuis le 27 août 2025, Make a remplacé les « opérations » par des crédits : selon l’éditeur, chaque action de module (ajouter une ligne dans un tableur, lire un e-mail) en consomme un. Les prix ci-dessous sont ceux affichés sur la page officielle de tarification en dollars, relevés le 5 octobre 2026. Le tarif affiché par défaut correspond à la facturation annuelle, et les paliers de crédits supérieurs coûtent plus cher.
| Plan | Prix (annuel / mensuel) | Crédits | À retenir |
|---|---|---|---|
| Free | 0 $ | 1 000 par mois | 2 scénarios actifs, intervalle minimum de 15 minutes |
| Core | 9 $ par mois en annuel (10,59 $ au mois) | À partir de 10 000 par mois | Scénarios actifs illimités, intervalle d’une minute, accès à l’API Make |
| Pro | 16 $ par mois en annuel (18,82 $ au mois) | À partir de 10 000 par mois | Exécution prioritaire, variables personnalisées, recherche dans les journaux |
| Teams | 29 $ par mois en annuel (34,12 $ au mois) | À partir de 10 000 par mois | Rôles d’équipe, création et partage de modèles de scénarios |
| Enterprise | Sur devis | Sur mesure | Fonctions personnalisées, support 24h/24, sécurité avancée |
Le plan gratuit permet de tester sérieusement, mais ses deux scénarios actifs et son intervalle de 15 minutes le rendent inadapté à une production. Le plan Core est celui qui débloque l’usage réel : scénarios actifs illimités et exécution toutes les minutes. Pour estimer votre consommation, comptez les modules de votre scénario type et multipliez par le nombre de passages mensuels : un scénario de 5 modules lancé 1 000 fois consomme de l’ordre de 5 000 crédits, donc entre dans un plan à 10 000 crédits. C’est un calcul d’ordre de grandeur à partir des règles de décompte publiées, pas une mesure.
L’éditeur détaille les règles de décompte, y compris pour les modules d’IA, dans son aide sur les crédits. Si vous venez de Zapier, qui facture à la tâche, notre avis sur Zapier explique cet autre modèle de facturation.
Prise en main : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Make demande plus d’apprentissage que Zapier : il faut comprendre comment les données circulent d’un module à l’autre, ce qu’est un lot de données (« bundle ») et comment les itérateurs et les agrégateurs les transforment. L’éditeur propose des modèles de scénarios prêts à l’emploi qui accélèrent le démarrage. La courbe est progressive : un premier scénario simple se monte vite, la maîtrise des cas complexes vient avec la pratique.
Un point à connaître : l’éditeur de Make n’existe qu’en anglais, d’après la documentation et la communauté de l’éditeur, même si le site vitrine et de nombreux tutoriels sont disponibles en français. L’éditeur propose aussi des cours en ligne via sa Make Academy. Pour voir l’outil à l’œuvre, cette vidéo en français déroule les bases pas à pas.
Les limites de Make
- Une consommation de crédits à surveiller : un scénario qui s’exécute souvent ou qui compte beaucoup de modules peut vider un quota. Sur le plan gratuit, quelques scénarios actifs suffisent à consommer les 1 000 crédits bien avant la fin du mois.
- Un plan gratuit limité à 2 scénarios actifs et à une exécution toutes les 15 minutes, donc réservé aux tests.
- Un éditeur en anglais, y compris pour les messages d’erreur, ce qui compte pour une équipe non anglophone.
- Un canevas qui devient dense : un très gros scénario est difficile à relire, comme sur tout outil visuel. Découper en plusieurs scénarios reste la bonne pratique.
- Pas d’hébergement sur son propre serveur : Make est un service hébergé uniquement. Si le contrôle des données prime, regardez n8n dans notre comparatif n8n et Make.
Sur la conformité, l’éditeur indique être conforme au RGPD et certifié SOC 2 Type II, avec chiffrement et authentification unique. Pour des données sensibles, lisez malgré tout l’accord de traitement des données et vérifiez la région d’hébergement avant de vous engager.
Make, Zapier ou n8n : lequel choisir ?
| Outil | Offre gratuite et entrée de gamme | Point fort | Point faible |
|---|---|---|---|
| Make | 1 000 crédits gratuits, Core dès 9 $ par mois en annuel | Prix par unité bas, logique avancée | Prise en main plus longue, éditeur en anglais |
| Zapier | 100 tâches gratuites, Professional dès 19,99 $ par mois en annuel | Simplicité, plus de 9 000 applications | Prix croissant avec le volume, éditeur en anglais |
| n8n | Community auto-hébergée gratuite, Cloud dès 20 € par mois en annuel | Contrôle, auto-hébergement, code | Plus technique, moins de connecteurs |
En pratique : choisissez Zapier si vous voulez aller vite avec peu d’automatisations simples, Make si vous cherchez la meilleure facture à volume égal et des scénarios ramifiés, n8n si vous avez un profil technique et voulez garder la main sur l’infrastructure. Notre comparatif des meilleurs outils d’automatisation en détaille d’autres, et notre avis sur n8n couvre l’option auto-hébergée.
Pour qui Make est-il fait ?
- E-commerçants et petites équipes qui veulent synchroniser commandes, clients et outils de messagerie sans payer à chaque étape.
- Agences et freelances qui construisent des automatisations pour plusieurs clients et ont besoin de logique conditionnelle.
- Profils semi-techniques à l’aise avec les données (JSON, API) qui veulent aller plus loin que les listes d’étapes.
- Moins adapté : une équipe qui veut une interface en français ou qui ne veut jamais apprendre un nouvel outil visuel.
Plan Free à 1 000 crédits par mois, sans limite de durée et sans carte bancaire, pour construire vos premiers scénarios.
Essayer Make gratuitementFAQ : avis sur Make
C’est quoi le logiciel Make ?
Make est une plateforme d’automatisation visuelle qui relie des applications entre elles : un événement dans un outil déclenche des actions dans d’autres, sans code. Les automatisations s’appellent des scénarios.
Est-ce que Make est gratuit ?
Oui, il existe un plan gratuit sans limite de durée et sans carte bancaire, avec 1 000 crédits par mois, 2 scénarios actifs et une exécution toutes les 15 minutes. Les plans payants démarrent à 9 $ par mois en facturation annuelle (Core).
Make vaut-il le coup ?
Oui si vous avez des automatisations à plusieurs étapes ou de la logique conditionnelle : le prix par unité est bas et le canevas gère les cas complexes. Si vous n’automatisez que deux ou trois tâches simples et voulez une prise en main immédiate, Zapier peut suffire.
Quelle est la différence entre Make et Integromat ?
C’est le même produit. Integromat a été rebaptisé Make en 2022, après son rachat par Celonis en 2020. Les anciens tutoriels Integromat restent en grande partie valables, même si l’interface a évolué.
Make est-il en français ?
Le site vitrine et de nombreux tutoriels existent en français, mais l’éditeur de scénarios reste en anglais, d’après la documentation et la communauté de l’éditeur. Vérifiez avant de former une équipe non anglophone.
Qu’est-ce qu’un crédit sur Make ?
Un crédit est l’unité de consommation de Make : la plupart des modules en consomment un par action, certaines fonctions d’IA davantage. Depuis le 27 août 2025, les crédits ont remplacé les « opérations ».
Make est-il meilleur que Zapier ?
Cela dépend du besoin. Make est moins cher à volume égal et plus puissant sur la logique, Zapier est plus simple et connecte plus d’applications. Notre comparatif Make et Zapier détaille les deux cas.