Créer une micro-entreprise en ligne en 2026 : gratuit sur le guichet, accompagné si besoin
Créer une micro-entreprise en ligne est gratuit sur le guichet officiel : étapes, pièces et pièges, puis les cas où un accompagnement payant a du sens, tarifs relevés le 01.11.2026.

Pour créer une micro-entreprise en ligne, il n’est pas nécessaire de payer quoi que ce soit : la déclaration se fait sur le guichet unique officiel, et l’immatriculation est gratuite dans la quasi-totalité des cas. Des services d’accompagnement existent pourtant, et ils ont leur place pour certains profils. Ce guide pose les étapes, les pièces et les délais annoncés, puis les pièges à éviter, avant de dire honnêtement quand payer un service comme LegalPlace est raisonnable, et quand c’est inutile. Les chiffres ont été relevés le 01.11.2026.
Créer une micro-entreprise est gratuit sur le guichet officiel des formalités d’entreprises. Un accompagnement payant n’est jamais obligatoire : LegalPlace affiche 59 € HT (Standard) ou 99 € HT (Express), utile surtout pour déléguer ou pour une société : découvrir LegalPlace.
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Analyse fondée sur les pages officielles de l’administration et de LegalPlace, et sur les avis publics, consultées le 01.11.2026. Cette page contient des liens partenaires.
En résumé
- Prix officiel : l’immatriculation d’une micro-entreprise est gratuite, sauf pour les agents commerciaux (23,21 € d’après Service-Public Entreprendre, page vérifiée le 18 mars 2026).
- Où : uniquement en ligne, sur le guichet des formalités d’entreprises, au plus tôt un mois avant le début d’activité et au plus tard dans les 15 jours qui suivent.
- Pièces : pièce d’identité, justificatif de domiciliation, déclaration sur l’honneur de non-condamnation et attestation de filiation, plus l’autorisation si l’activité est réglementée.
- Accompagnement payant : LegalPlace affiche 59 € HT (Standard) et 99 € HT (Express) pour une micro-entreprise. Raisonnable si vous voulez déléguer, jamais obligatoire.
- Pièges : activité réglementée, ACRE à demander sous 60 jours, option TVA, compte dédié au-delà de 10 000 € de chiffre d’affaires deux années de suite, assurance selon l’activité.
Ce qui est gratuit sur le guichet officiel

Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités d’entreprise se font exclusivement en ligne sur le site formalites.entreprises.gouv.fr, d’après la FAQ de ce guichet. Il n’existe plus de formulaire papier, et tout service privé passe par ce même guichet pour déposer le dossier.
Côté prix, la création d’une micro-entreprise bénéficie de formalités gratuites dans la plupart des cas, selon Service-Public Entreprendre (page vérifiée le 18 mars 2026) : l’inscription au registre du commerce et au registre national des entreprises est gratuite pour une activité commerciale, et l’inscription au registre national des entreprises l’est aussi pour une activité artisanale ou libérale. L’exception concerne les agents commerciaux, qui paient 23,21 € leur registre spécial. La page tarifs du guichet va dans le même sens, avec des tarifs en vigueur au 1er mars 2026.
Même LegalPlace l’écrit dans son guide : l’inscription sur le guichet de l’INPI n’entraîne aucun frais, à l’exception des agents commerciaux. Payer reste possible, mais ce n’est pas le prix de l’immatriculation : c’est le prix d’un service de préparation du dossier, de conseil ou de suivi.
Les étapes pour créer sa micro-entreprise
Service-Public Entreprendre décrit une démarche en plusieurs temps. Voici l’ordre pratique, à adapter à votre activité :
- Vérifier si l’activité est réglementée : certaines activités (restaurateur, agent immobilier, coiffeur, par exemple) exigent un diplôme, une autorisation ou un agrément avant de démarrer.
- Choisir le nom : la micro-entreprise est liée à la personne physique, donc le nom correspond à vos nom et prénom, avec la mention « entrepreneur individuel » ou « EI ». Un nom commercial est facultatif.
- Fixer la domiciliation, obligatoire : à votre domicile, dans un local, dans une entreprise de domiciliation, un espace de coworking ou une pépinière.
- Réunir les pièces décrites dans la section suivante.
- Déposer la déclaration sur le guichet, en créant un compte ou en passant par FranceConnect, au plus tôt un mois avant le début d’activité ou au plus tard dans les 15 jours qui suivent.
- Recevoir le récépissé, puis l’attestation d’immatriculation avec le numéro Siren et le code APE.
- Faire les démarches complémentaires : ACRE si vous y avez droit, assurance selon l’activité, registres obligatoires, et compte bancaire dédié si le chiffre d’affaires l’exige.
Pour ouvrir un compte dédié, notre sélection des comptes pro gratuits compare les options. Pour vendre en ligne, notre guide complet de Systeme.io montre un point de départ.
Les pièces à préparer
Le guichet ne vous laisse pas envoyer un dossier incomplet : tant que toutes les pièces demandées ne sont pas fournies, l’envoi de la déclaration est bloqué, d’après la page « Pièces annexes et pièces justificatives ». Elles doivent être au format PDF, avec 10 Mo au maximum par fichier.
| Pièce | Quand elle est demandée |
|---|---|
| Copie de la pièce d’identité | Toujours |
| Justificatif de domiciliation avec adresse identifiable (facture d’eau, d’électricité ou de gaz par exemple) | Toujours |
| Déclaration sur l’honneur de non-condamnation et attestation de filiation, datées et signées | Toujours |
| Autorisation d’exercice, diplôme ou titre | Si l’activité est réglementée |
| Attestation d’information du conjoint, ou attestation sur le statut du conjoint qui travaille avec vous | Si vous êtes marié sous le régime de la communauté, ou si votre conjoint ou partenaire de PACS travaille avec vous |
| Pouvoir | Si une autre personne que vous réalise la formalité |
À retenir du tableau : faire réaliser la formalité par un tiers implique un pouvoir signé, ce qui est le cas lorsqu’un service d’accompagnement dépose le dossier à votre place.
Les délais annoncés
Les sources officielles donnent peu de chiffres. La FAQ du guichet indique que le délai de traitement dépend de la nature de la formalité et que l’avancement se suit depuis le tableau de bord personnel. Aucun délai garanti n’est affiché, la même FAQ reconnaissant que les délais peuvent être allongés. Une fois le dossier déposé, vous recevez un récépissé de dépôt, valable un mois au maximum, qui permet par exemple de souscrire des assurances. Si le dossier est incomplet, le guichet liste les éléments manquants, à transmettre dans un délai de 15 jours ouvrables.
Du côté de LegalPlace, la page de création annonce un dossier prêt en 10 minutes et un traitement sous 24 heures, et sa FAQ évoque un numéro Siren sous 5 à 20 jours, variable selon les départements. Ce sont des chiffres de l’éditeur, relevés le 01.11.2026 : ils montrent que payer accélère la préparation du dossier, pas le délai d’instruction de l’administration.
Les pièges : activité réglementée, ACRE, TVA, compte, assurance
Les erreurs coûteuses viennent des à-côtés, que le guichet ne règle pas à votre place.
| Point | Ce que disent les sources officielles |
|---|---|
| Activité réglementée | À vérifier avant de démarrer : diplôme, autorisation de la mairie ou agrément selon l’activité. Le justificatif est demandé dans le dossier (Service-Public Entreprendre). |
| ACRE | Non automatique. Demande à l’Urssaf dans les 60 jours après le début d’activité depuis le 1er janvier 2026. Exonération de 25 % des cotisations, jusqu’à la fin du 3e trimestre civil suivant le début d’activité (Urssaf, Service-Public). |
| TVA | Franchise en base : pas de TVA à déclarer, mais pas de TVA déductible sur les achats. Seuil de 85 000 € pour l’activité commerciale en 2026, avec une tolérance à 93 500 €. Option possible pour la TVA, valable deux années civiles puis reconduite tacitement. |
| Compte bancaire | Un compte professionnel n’est pas obligatoire. Un compte dédié à l’activité (professionnel ou personnel distinct) le devient dès que le chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives. |
| Assurance | Obligatoire selon l’activité : activité réglementée (responsabilité civile professionnelle), véhicule utilisé, local loué, salariés. Une multirisque professionnelle peut réunir ces garanties. |
Pour l’ACRE, le calendrier compte autant que l’éligibilité. Service-Public Entreprendre (page vérifiée le 01 juillet 2026) donne l’exemple d’une activité de vente en ligne démarrée le 3 septembre 2026 : l’exonération court jusqu’au 30 juin 2027, soit dix mois seulement, alors qu’un démarrage en début de trimestre apporterait douze mois. La page conseille donc de lancer l’activité en début de trimestre civil. L’aide est réservée à certaines situations (demandeur d’emploi, bénéficiaire du RSA, jeune de 18 à 25 ans, par exemple) : vérifiez la liste complète sur le site de l’Urssaf.
Pour la TVA, l’option se fait par écrit auprès du service des impôts des entreprises. Elle engage pour deux ans. Ces seuils concernent l’activité commerciale : ceux des prestations de services diffèrent. Pour le compte, notre avis sur Qonto présente une option de banque en ligne parmi d’autres.
Deux derniers rappels. Donner délibérément des informations inexactes ou incomplètes au guichet expose à une amende de 4 500 € et six mois d’emprisonnement, selon Service-Public Entreprendre : décrivez votre activité précisément. Et les obligations continuent après la création : déclaration du chiffre d’affaires tous les mois ou tous les trimestres, avec 60,1 € de pénalité par déclaration manquante, et tenue d’un livre des recettes.
Créer une SASU ou une société en ligne : ce qui change
Pour « créer une SASU en ligne » ou « créer sa société en ligne », le raisonnement n’est plus le même, parce qu’une société a une personnalité juridique et demande plus de pièces. D’après la page de création de SASU de LegalPlace, les étapes sont la rédaction des statuts, le dépôt du capital sur un compte bancaire, la publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales, puis l’immatriculation sur le guichet unique. Le capital minimum est de 1 euro.
Ici, la création n’est plus gratuite : la même page donne des ordres de grandeur pour les frais obligatoires, avec le mot « environ » : 150 € pour l’annonce légale, 40 € pour l’immatriculation et 21 € pour la déclaration des bénéficiaires effectifs. À cela s’ajoute le prix du service si vous en prenez un : de 0 € HT (Basique, hors frais de greffe et d’annonce légale) à 199 € HT (Express) chez LegalPlace, et « dès 89 € HT par mois » pour la formule Premium, relevé le 01.11.2026. Pour le détail, notre avis sur LegalPlace décortique ces formules.
Le choix du statut, de la fiscalité et de la rémunération du dirigeant a des conséquences durables. C’est typiquement le cas où un professionnel apporte plus qu’un formulaire : LegalPlace précise lui-même qu’il n’est ni un cabinet d’avocats ni un cabinet d’expertise comptable. Rapprochez-vous d’un avocat ou d’un expert-comptable pour votre situation.
Quand payer un accompagnement type LegalPlace

Selon la page tarifs de LegalPlace, relevée le 01.11.2026, la micro-entreprise coûte 59 € HT en formule Standard et 99 € HT en formule Express. Le Standard annonce l’immatriculation via le guichet unique, une garantie anti-rejet et l’obtention du Kbis et du Siret. L’Express ajoute un traitement sous 24 heures, une assistance illimitée par téléphone, mail et chat, et l’obtention de l’ACRE. Pour voir les formules à jour, le lien partenaire vers LegalPlace mène à l’accueil du service.
Un accompagnement est raisonnable dans quatre cas. Votre activité est réglementée et vous craignez de vous tromper sur les justificatifs. Vous voulez un interlocuteur au téléphone et une garantie anti-rejet plutôt que de découvrir seul un refus. Le temps vaut plus que 59 ou 99 € pour vous, par exemple si vous lancez plusieurs activités. Ou vous créez une société plutôt qu’une micro-entreprise. Dans ces situations, comparez deux ou trois prestataires à la même date ; notre analyse de la fiabilité et des abonnements de LegalPlace aide à le faire.
Un accompagnement est inutile si votre activité est simple, si vous êtes à l’aise avec un formulaire en ligne d’une trentaine de minutes, et si vous avez réuni les pièces avant de commencer. De l’aide gratuite existe : la FAQ du guichet renvoie vers INPI Direct, au 01 56 65 89 98, pour les difficultés techniques, et vers le réseau consulaire pour le contenu de la formalité. Rien n’oblige à passer par un service payant, ni pour créer la micro-entreprise ni pour obtenir un numéro Siren.
Côté avis publics, la note affichée sur Trustpilot est de 4,4 sur 5 pour 14 054 avis, au 01.11.2026, avec des plaintes qui concernent surtout les abonnements annexes plutôt que la formalité elle-même. Refusez les options qui ne vous servent pas, et lisez les conditions de résiliation avant d’en signer une.
Découvrir LegalPlace
Lien partenaire. Tarifs et conditions de l’éditeur, relevés le 01.11.2026.
Les autres voies : expert-comptable, Keobiz, Legalstart
Legalstart propose le même type d’accompagnement en ligne : nous ne donnons pas ses tarifs ici, faute de les avoir relevés à la même date. La comparaison utile porte sur la facture à douze mois, pas sur le prix d’appel affiché : prix, contenu et abonnements proposés à la commande.
L’autre voie est l’expert-comptable, local ou en ligne. Il a du sens si vous voulez un conseil personnalisé sur le régime fiscal, l’option TVA ou l’ACRE. Keobiz est un cabinet d’expertise comptable : si l’idée d’être suivi après la création vous parle, vous pouvez faire une demande auprès de Keobiz, ou lire d’abord notre avis sur Keobiz.
La comptabilité du micro-entrepreneur est allégée, d’après Service-Public Entreprendre (page vérifiée le 07 septembre 2026) : un expert-comptable n’est donc pas obligatoire au démarrage. Il devient pertinent quand l’activité grossit ou quand vous envisagez de passer en société.
Demander un devis à Keobiz
Lien partenaire. Tarifs et conditions de l’éditeur, relevés le 01.11.2026.
Cinq vérifications avant de payer un site
Que vous choisissiez LegalPlace, Legalstart, un expert-comptable ou le guichet officiel, le plus important est de savoir exactement ce que vous achetez, parce que la démarche officielle, elle, ne coûte rien.
- Le prix, avec sa mention HT ou TTC, et le total à payer avant de valider.
- Ce qui est inclus : préparation du dossier seule, dépôt au guichet, assistance téléphonique, garantie anti-rejet.
- Les frais officiels : gratuits pour la micro-entreprise, mais pas pour une société.
- Les abonnements proposés à la commande (domiciliation, compte, comptabilité), leur durée et leur préavis de résiliation.
- L’adresse du site : seul le guichet des formalités d’entreprises est la plateforme officielle, et les services privés agissent en votre nom avec un pouvoir.
Une fois la micro-entreprise lancée, notre guide des stacks d’outils IA pour entrepreneurs aide à choisir quelques outils utiles sans multiplier les abonnements.
Notre recommandation
Pour une micro-entreprise simple, commencez par le guichet officiel : c’est gratuit, et la démarche demande une trentaine de minutes si vos pièces sont prêtes. Si vous préférez déléguer, si votre activité est réglementée ou si vous créez une société, un service comme LegalPlace est un choix raisonnable, à condition de comparer et de lire les conditions des abonnements. Dans les deux cas, ce n’est pas obligatoire.
Découvrir LegalPlace
Lien partenaire. Prix HT affichés par l’éditeur. La démarche officielle reste gratuite.
Questions fréquentes
Peut-on créer une micro-entreprise gratuitement en ligne ?
Oui. L’immatriculation se fait en ligne sur le guichet des formalités d’entreprises et elle est gratuite dans la plupart des cas, à l’exception des agents commerciaux (23,21 €), selon Service-Public Entreprendre (page vérifiée le 18 mars 2026).
Combien de temps faut-il pour créer une micro-entreprise ?
Le guichet n’affiche pas de délai garanti : le traitement dépend de la formalité. LegalPlace annonce un dossier prêt en 10 minutes et un numéro Siren sous 5 à 20 jours (relevé le 01.11.2026). Le récépissé de dépôt est valable un mois au maximum.
Faut-il passer par un service payant comme LegalPlace ?
Non, ce n’est jamais obligatoire. Un service d’accompagnement peut faire gagner du temps ou rassurer, surtout pour une activité réglementée ou une société, mais la démarche officielle est gratuite pour une micro-entreprise.
Combien coûte LegalPlace pour créer une micro-entreprise ?
LegalPlace affiche 59 € HT en formule Standard et 99 € HT en formule Express (relevé le 01.11.2026). Les montants sont hors taxes, et l’Express ajoute un traitement sous 24 heures, une assistance illimitée et l’obtention de l’ACRE.
Quel est le chiffre d’affaires maximum pour une micro-entreprise ?
Pour les revenus de 2026, le plafond du régime micro-fiscal est de 203 100 € pour une activité commerciale hors location meublée, et de 83 600 € pour les prestations de services et les activités libérales, selon Service-Public Entreprendre (page vérifiée le 13 mai 2026).
Quels sont les seuils de TVA pour un auto-entrepreneur en 2026 ?
Pour l’activité commerciale, la franchise en base de TVA s’applique jusqu’à 85 000 € de chiffre d’affaires, avec une tolérance à 93 500 € en cours d’année. Les seuils varient selon l’activité : consultez la page officielle de la franchise en base pour votre cas.
Peut-on créer une SASU ou une société en ligne ?
Oui, par le même guichet, mais la création n’est plus gratuite : annonce légale, immatriculation et statuts s’ajoutent. LegalPlace estime environ 150 € d’annonce légale et 40 € d’immatriculation pour une SASU (relevé le 01.11.2026).